Générique

Un article de LexiqueCinema.

Liste de tous les techniciens et acteurs qui ont collaboré à la réalisation du film.

Il se situe en général au début mais peut être (et c'est toujours le cas de nos jours) complété par un générique de fin. Parfois, une séquence prégénérique précède le générique. Les postgénériques sont plus rares car les spectateurs partent souvent dès le début du générique de fin (et ils ont tort). Un exemple intéressant de postgénérique se trouve dans Le secret de la pyramide (1986) de Barry Levinson, clin d'œil aux holmésiens.


Générique et musique

Le générique joue un peu le même rôle que l'ouverture dans un opéra. Il se déroule d'ailleurs généralement en musique. Comme dans certaines ouvertures, les thèmes qui vont être développés musicalement pendant le film peuvent être présentés à ce moment-là (Le Guépard de Luchino Visconti, 1963, musique de Nino Rota).

La musique de générique annonce souvent le genre du film : les notes guillerettes qui introduisent Bonjour de Ozu préviennent le spectateur qu'il s'agit d'une comédie (genre rare chez ce cinéaste). Elle peut cependant introduire le spectateur en erreur : la musique triomphale de Bastogne de William Wellman est en total décalage avec le climat de ce film de guerre très réaliste et dénué d'héroïsme.


Des génériques originaux

Le générique peut se présenter sous diverses formes.

Un graphiste réputé, Saul Bass, a conçu de très originaux génériques, souvent animés, dont certains sont plus intéressants que le film qui suit (Le Tour du monde en 80 jours de Michael Anderson, 1956).

Le générique de L'Homme au bras d'or d'Otto Preminger par Saul Bass.


Les génériques les plus originaux du cinéma français se trouvent dans les films de Sacha Guitry : il présente un générique parlé montrant acteurs et techniciens dans Le Roman d'un tricheur et se promène dans les décors du film tout en félicitant les interprètes dans le générique de La Poison. Les réalisateurs de la Nouvelle Vague admiraient Guitry et Jean-Luc Godard reprendra le procédé du générique parlé dans Le Mépris


et Pier Paolo Pasolini un générique chanté dans La terre vue de la Lune, un sketch du film Les Sorcières.


La Shaw Brothers, une studio de Hong-Kong, a produit des « films-génériques » : les personnages sont tellement nombreux que chaque acteur est nommé par écrit au moment où il apparaît pour la première fois à l'écran.

Divers

Corrélats : Écrit sur du vent | Distribution | Equipe technique | Métiers |

Synonymes/Anglais : (Opening ou Closing) Credits |

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